La tentation de l’Île de Pâques : une leçon à retenir

mardi 14 septembre 2010 Écrit par  Lancelot Delahaye

Couverture du livre la tentation de l'île de Paques« Tout savoir sur les énergies, l’eau, la nourriture » clame Jean Aubin sur la couverture de son nouvel ouvrage : La tentation de l’île de Pâques. Après « Croissance infinie – La grande illusion », l’auteur nous alerte une fois de plus sur les dérives de notre société.

L’histoire de l’île de Pâques est une leçon tragique que notre société doit retenir. C’était il y a plusieurs siècles. Les autochtones de cette île isolée dans l’océan Pacifique Sud ont provoqué leur propre extinction suite à une exploitation déraisonnée et incontrôlée des ressources naturelles. La tentation de l’île de Pâques - Piller la planète jusqu’à l’effondrement est une piqûre de rappel écrite par Jean Aubin.

L'auteur développe dans ces pages publiées par La Maison d’Editions l’idée « qu’aujourd’hui notre île, c’est notre planète. Un monde riche et magnifique, mais limité, fragile, malmené. La tentation de l’exploiter sans retenue ruinerait l’avenir humain ». Jean Aubin rappelle ce qu’il reste de notre luxuriante planète. Ces ressources ne peuvent subvenir aux excès infligés par notre société de consommation. Cependant, elles suffisent pour « assurer les besoins et l’harmonie de l’humanité ». Si l’on en croit l’auteur, il suffit de partager et de consommer avec sobriété.

L'ouvrage est préfacé par Serge Latouche, économiste français qui figure parmi les partisans de la décroissance les plus connus dans le monde économique. Il exerce le métier de professeur à la faculté de droit, économie et gestion Jean Monnet (Sceaux) de l'Université Paris-Sud 11.

La tentation de l’île de Pâques - Piller la planète jusqu’à l’effondrement, éd. La Maison d’Editions, 224 p., 18 €. à paraître le 20 septembre.

à propos de l’auteur :

D’abord professeur de mathématiques, Jean Aubin recherche une orientation en accord avec ses convictions écologistes. Il devient donc ouvrier agricole puis maraîcher bio. Il retourne ensuite à l’enseignement, tout en restant en prise avec les grands problèmes qui conditionnent l’avenir de notre monde.