Agneaux de Pâques brutalisés : une association porte plainte

mardi 07 avril 2009 Écrit par  Laurence Parmelan
à l'approche de Pâques, les enquêteurs de l'association de protection animale L214 se sont rendus sur un marché de chevreaux et d'agneaux à Parthenay dans les Deux Sèvres. Ils y ont filmé des animaux entassés dans des caisses habituellement utilisées pour le transport des lapins. "Cette situation illégale a poussé L214 à porter plainte contre le transporteur pour cruauté envers les animaux", annonce l’association dans un communiqué.

L’investigation menée par l’association a mis en évidence plusieurs violations au  règlement  [(CE) N° 1/2005 du Conseil du 22 décembre 2004] relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes. L214 rappelle, rapport d’enquête et vidéo à l’appui, que les transports constatés violent la réglementation en vigueur : les agneaux et chevreaux doivent pouvoir se tenir debout dans les moyens de transport utilisés.

L214 a saisi les autorités compétentes et porte plainte contre le transporteur pour cruauté envers les animaux. "Ces infractions flagrantes doivent cesser car elles accentuent encore la détresse des jeunes animaux déjà éprouvés par les manipulations et le changement d'environnement", explique L214.

Chargés brutalement dans des caisses "à lapins"

Les chevreaux et les agneaux en transit sur le marché de Parthenay - un des plus gros marchés aux bestiaux français - ont entre 1 et 3 mois. A leur arrivée, ils sont parqués - sans eau à disposition - dans des chariots de métal à fond ajouré. Ils sont ensuite chargés dans des camions transportant habituellement des lapins.

"Ils sont attrapés sans ménagement, qui par la peau du dos, qui par les pattes, qui par le cou, et balancés dans des caisses trop petites pour qu'ils puissent se tenir debout, la tête souvent cognée au passage. Les voilà entassés dans des caisses "à lapins", serrés les uns contre les autres, apeurés, assoiffés" témoigne un enquêteur. Ils resteront dans ces caisses de 37 cm de haut jusqu'à ce qu'ils aient atteint leur destination : l'abattoir."

La question de notre responsabilité collective est une fois de plus soulevée, estime l'association qui demande "A quand un véritable débat autour de l'utilisation des animaux qui les condamne à une vie souvent misérable et tue plus d'un milliard d'entre eux chaque année en France ?"

Consulter le rapport d'enquête (PDF)