Réchauffement climatique : fuir pour survivre

vendredi 05 juin 2009 Écrit par  Alexandra Lianes

Les organisations des droits de l’homme prévoient que le changement climatique pourrait déplacer jusqu'à 250 millions de personnes d'ici 2050. Les habitants des îles Carteret sont les premiers concernés alors que leur empreinte carbone est la plus faible du monde. Ils vont devoir quitter leur île, leur paradis depuis toujours.

Les habitants des îles Carteret, une société matrilinéaire, qui vivent sur une chaîne d'îles de faible altitude au large des côtes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée seraient parmi les premiers à faire les frais des changements climatiques. En effet, lors de la haute saison, la marée envahit régulièrement les terres, tandis que le sel détruit leur récolte et les puits d’eau fraiche nécessaires à leur survie.

Les marée et le manque de nourriture et d’eau fraiche sont donc les principaux sujets de préoccupation des ses habitants du pacifique sud. Cinq familles s’apprêtent d’ores et déjà à quitter pour toujours leur île natale pour aller vivre sur l’île de Bougainville, sur des terres données par l’église catholique à Tinputz. Les préparatifs sont entrepris par les pères de familles, qui viendront chercher femmes et enfants dans les prochaines semaines. Dan Box, reporter-blogueur sur place, décrit l’atmosphère mêlée de joie et de tristesse, quand ces cinq pères de familles ont quitté leur île pour leurs nouvelles terres.

De son côté, Ursula Rakova, directrice de Tulele Peisa , une organisation non-gouvernementale, a réunit des jeunes des deux îles. Ensemble ils ont fait le tour du continent pour sensibiliser la population aux dangers du changement climatique et en expliquant pourquoi les habitants des îles de Carteret ont du partir.

 

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