Droit de réponse de la Chambre Syndicale des Eaux Minérales à DDmagazine

vendredi 24 juillet 2009 Écrit par  rédaction

Dans un article du 25 mai 2009 intitulé « Quelle dose d’uranium dans votre eau minérale ? », mis en ligne le 26 mai 2009 sur le site www.ddmagazine.com, il est affirmé que l’organisation non gouvernementale allemande Foodwatch « fait savoir qu’une forte proportion des eaux minérales vendues dans le commerce est trop chargée en uranium »,

et que 104 marques dépasseraient le seuil de 2 microgrammes d’uranium par litre qui est fixé en Allemagne pour les nourrissons, ce qui pourrait conduire à des pathologies rénales.

Or, ces propos, qui constituent des accusations infondées à l’encontre des eaux embouteillées, nécessitent une mise au point.

En effet, l’affirmation selon laquelle les eaux minérales gazeuses seraient trop chargées en uranium repose d’abord sur une lecture erronée de l’étude réalisée par Foodwatch, pourtant jointe à cet article (mais en allemand).

Ainsi, sur 435 eaux minérales et de sources testées au total, dont 25 par FOODWATCH et les autres par différents opérateurs parmi lesquels les Minéraliers eux-mêmes, seules 9 eaux ont un taux supérieur au seuil de 10 microgrammes recommandé par les autorités allemandes pour les adultes.

De plus, rappelons que, pour l’OMS (1), cette limite est de 15 microgrammes (OMS, 2008), valeur reprise dans l’évaluation récente (2009) de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (2).

Enfin, l’affirmation selon laquelle « la réglementation concerne uniquement l’eau du robinet », est inexacte, puisque l’eau du robinet n’est soumise à aucun seuil ni contrôle d’uranium, tandis que l’étude de FOODWATCH montre bien que les Minéraliers analysent quotidiennement leurs eaux.

En conclusion, il faut rappeler que les eaux minérales naturelles, qui sont l’un des produits les plus contrôlés de l’industrie alimentaire, respectent les limites de qualité imposées par la réglementation européenne et font l’objet de contrôles scientifiques réguliers très rigoureux par des laboratoires externes agréés par le Ministère de la Santé, de façon à assurer au consommateur une qualité optimale de l’eau par une surveillance permanente de la composition physico-chimique.

1) Guidelines for Drinking-water Quality, World Health Organisation 2008

2) Uranium in foodstuffs, in particular mineral water1 Scientific Opinion of the Panel on Contaminants in the Food Chain (Question No EFSA-Q-2007-135) Adopted on 25 March 2009

Précisions de la rédaction de DDmagazine

DDmagazine ne porte pas d'accusation mais joue son rôle d'organe de presse indépendant en portant à la connaissance du public français une étude de la très sérieuse ONG allemande Foodwatch.

Les données chiffrées de notre texte sont la traduction exacte du texte allemand : "Eine Liste mit 825 Uran-Messdaten von 435 Mineralwasser-Marken hat foodwatch zusammengetragen – Angaben von Behörden und Herstellern sowie Ergebnisse einer Laboranalyse, die foodwatch selbst in Auftrag gegeben hat. Das Ergebnis: Jedes achte Mineralwasser ist zu hoch mit Uran belastet. 104 Messdaten von 55 Marken liegen über zwei Mikrogramm pro Liter." 

DDmagazine précise que l'auteur de l'article a écrit "Selon Foodwatch, des taux élevés d'uranium dans l'eau peuvent conduire, chez les nourrissons, à des pathologies rénales." Suivant en cela le texte original en allemand.  

Nous n'avons pas écrit « la réglementation concerne uniquement l’eau du robinet » dans notre article.

La Chambre Syndicale des Eaux Minérales porte à notre connaissance un texte de L'Efsa qui précise que la valeur de l'OMS retenue est de 15 mircogrammes par litre. Le même document nous indique en page 11 (photo ci-après) que la limitation allemande de 2 microgrammes par litre pour les eaux destinées aux nourrissons aurait été étendue à toute la population (pour les eaux de source et les eaux de table). 

uranium-eau-minerale 

Ceci porterait donc à croire que la recommandation de Foodwatch au gouvernement fédéral allemand aurait été suivie [Foodwatch hat die Bundesregierung aufgefordert, zwei Mikrogramm Uran pro Liter als Grenzwert festzulegen. Für Mineralwasser ebenso wie für Trinkwasser]. Cette information demande toutefois une double vérification. Texte complet de l'étude de l'Efsa.