"Le sommet de Copenhague n'est plus le temps des bonnes intentions"

mardi 08 décembre 2009 Écrit par  Yves Heuillard
Yvo de Boer, le Secrétaire Général de l'UNFCCC, l'organisme des Nations Unies sous l'égide duquel a lieu le sommet de Copenhague sur le climat, a rappelé aujourd'hui de façon comminatoire, qu'au-delà des effets d'annonces des objectifs de réduction, l'important réside dans le détail des mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

« Ce sommet n'est plus le temps des bonnes intentions, mais de leur traduction en actions concrètes avant la fin de la conférence », a déclaré Monsieur de Boer. Il exige notamment que les détails sur les mécanismes de réduction, les contrôles, les pénalités, et les financements soient arrêtés avant l'arrivée des décideurs politiques à la fin du sommet. Il dessine un calendrier en trois étapes : six jours avant l'arrivée des ministres de l'environnement au COP 15, puis deux jours supplémentaires avant l'arrivée des chefs d'états. « Les modalités pratiques des mécanismes de réduction doivent être élaborées dans les six prochains jours avant la phase de prise de décisions politiques par les ministres et les chefs d'états. »

Monsieur de Boer déclare qu'il sera impossible de se satisfaire de déclarations de soutien à des objectifs de réduction mondiaux et à des enveloppes de financement globales. Il souhaite que chaque pays s'engage précisément sur un objectif national et sur une contribution financière.

En insistant sur le concret, Monsieur de Boer semble vouloir priver les politiques de toute porte de sortie qui consisterait en un accord ambitieux dans la forme, mais sans les mécanismes et les financements pour le mettre en oeuvre.