Sommet de Copenhague : menaces sur les journalistes de l'environnement

vendredi 11 décembre 2009 Écrit par  Yves Heuillard
« Les délégations de certains pays présents à Copenhague devraient expliquer pourquoi dans leurs pays des journalistes, des blogueurs ou des militants enquêtant sur l’environnement sont emprisonnés, agressés, menacés ou censurés. Si l’Ouzbekistan, la Russie, la Chine, la Birmanie ou l’Indonésie, par exemples, ne respectent pas le droit des médias à informer sur ces sujets importants, peut-on s’attendre à ce que ces pays s’engagent vraiment à lutter contre le réchauffement climatique ? ». C'est le représentant de Reporters sans frontières, Vincent Brossel, qui parle lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui au Sommet de Copenhague.

Pendant cette conférence de presse à l'initiative de Reporters sans frontières, International Media Support et Internews, 14 organisations ont lancé un appel à agir en faveur de la liberté de la presse et la transparence sur les sujets environnementaux.

Elles ont rappelé que les médias doivent être libres si la communauté internationale veut obtenir des résultats rapides sur le changement climatique. Sans le quatrième pouvoir que représente la presse, les gouvernements récalcitrants ne seront pas contraints de mettre fin à la corruption, le népotisme et la négligence qui entravent les efforts en faveur de l’environnement. Les journalistes sont essentiels pour réveiller les consciences et ansi remplir les objectifs de la Déclaration de Rio*.

James Fahn, directeur de Internews Earth Journalism Network, a expliqué : « Quand les journalistes qui couvrent le changement climatique vont sur le terrain notamment pour enquêter sur la déforestation illégale et la pollution, ils font face aux même dangers que les reporters spécialisés sur les affaires criminelles. »

Le 14 décembre prochain, Internews remettra les Earth Journalism Awards (les Prix du journalisme de la Terre) à quelques journalistes parmi quinze finalistes. Vous pouvez encore voter ici.

* En juin 1992, à Rio de Janeiro, la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, connue sous le nom de Sommet de la Terre 1992, a adopté une déclaration qui a fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement.