Pour l'Agence internationale de l'énergie il faut 60% de renouvelables

lundi 14 décembre 2009 Écrit par  Marc Mayor
L'Agence Internationale de l'énergie (AIE) a déclaré à Copenhague que les engagements de réductions d'émissions annoncés par différents pays dans le cadre du sommet sur le réchauffement climatique étaient insuffisants pour atteindre l'objectif de limitation du réchauffement climatique à 2 degrés, et rappelle les mesures fortes, qu'il faudrait prendre pour y arriver.

Nobuo Tadaka, Directeur Exécutif de l'AIE a rappelé que pour limiter le réchauffement à 2 degrés, il faudrait « un changement radical des tendances et pratiques actuelles », puisque le scénario actuel prévoit une augmentation des émissions de 40% d'ici 2030. Selon Monsieur Tadaka, les engagements pris à ce jour à Copenhague limiteraient la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 550 ppm, soit un réchauffement estimé à 3 degrés, et non pas les 450 ppm nécessaires pour limiter le réchauffement à 2 degrés.

Rappelant que 84% des émissions de gaz à effet de serre étaient dues aux besoins en énergie, l'AIE note qu'il faudrait selon son « Scénario 450 ppm » qu'une « part significative » des centrales électriques alimentées au charbon soit fermée d'ici 2030, et que 60% de l'électricité (par rapport à moins de 15% aujourd'hui) soit générée par des sources non émettrice de CO2 à cet horizon : 37% de renouvelables, 18% de nucléaire, et 5% de charbon avec technologie de capture et de stockage du carbone (CSC).

Même si « l'efficacité énergétique est au cœur de tout scénario de limitation du réchauffement à court et à moyen terme », avec un potentiel de réduction de la moitié des émissions, Monsieur Tadaka a également noté qu'il faudrait qu'en 2030 le parc automobile soit constitué de 60% de voitures faiblement émettrices (moins de 1% aujourd'hui), soit hybrides, soit hybrides rechargeables, soit électriques.

Monsieur Tanaka a souligné que mêmes si les mesures à prendre étaient radicales, elles étaient également rentables : « les 8300 milliards de dollars d'investissements nécessaires pour améliorer l'efficacité énergétique généreront 8600 milliards de dollars d'économies d'énergie rien que d'ici 2030 ».