José Bové à Copenhague : "je suis pessimiste"

mercredi 16 décembre 2009 Écrit par  Marc Mayor
José Bové à CopenhagueAu sommet de Copenhague, la première journée de discussion entre ministres et chefs d'états du monde a vu la sortie des 22 000 délégués des ONG, et l'entrée des poids lourds dans le centre de conférence Bella Center devenu soudainement calme. Parmi les nouveaux arrivés, José Bové, activiste et homme politique français, s'est montré très inquiet quant à l'issue du sommet.
[photo DDmagazine] 

« Je ne suis pas optimiste, je suis même pessimiste », déclare José Bové. « Je crains un accord à minima, qui ne fasse rien de bien pour les pays du sud » . En effet, la première partie du sommet, dont l'objectif affiché par Yvo de Boer, Secrétaire Général de l'UNFCCC avait été de livrer un texte et surtout  de préciser les mécanismes de financement et de mise en oeuvre, n'a pratiquement accouché de rien.

Il n'existe à ce jour aucun accord sur le financement, la vérification, ou les mécanismes d'un accord, sans lesquels tout objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre n'aurait que peu de chances d'être mis en oeuvre. Aucun pays n'a su, ou voulu, donner une nouvelle impulsion aux négociations, ni même modifié sa position d'avant sommet.

Aussi, Monsieur Bové ajoutait ce matin : « On peut craindre que les garanties données par un accord à Copenhague ne soient pas suffisantes pour engendrer un signal fort et perrmettre l'action ».

Le Représentant de Tuvalu, archipel polynésien au centre du Pacifique, très déçu sur le peu de résultats et l'incapacité de trouver un accord exprime de son côté  « l'impression que nous sommes sur le Titanic, et que nous faisons une consultation pour savoir si nous sommes en train de couler ». Tuvalu est le premier état de la planète qui risque de devenir inhabitable d'ici 2050, du fait du réchaufement climatique.