Le gaz naturel : "passage suspect vers un futur vert"

lundi 05 juillet 2010 Écrit par  Nicolas Sivan
Shale gas warningDaniel B. Botkin, professeur émérite de l’université de Santa Barbara en Californie, fait valoir son opinion au sujet de l'exploitation des gaz non conventionnels. Dans un article publié sur le site environment360 de l'université de Yale, il tente de démontrer la faible utilité de ces gaz naturels pour lutter contre l'effet de serre. [Photo CC arimoore @Flickr]

Selon un grand nombre d’experts, les gaz non conventionnels, ou shale gas en anglais, permettraient de faire la transition entre les énergies fossiles et les énergies renouvelables. Il faudrait plutôt dire qu’ils permettraient de ne pas modifier notre mode de vie pendant quelques décennies de plus, les réserves estimées étant considérables. Mais pour le professeur Botkin, il ne faut pas se voiler la face :

« Après avoir passé les dernières années à analyser toutes les sources d’énergie des Etats-Unis, je suis convaincu que le choix est clair : en se basant sur les technologies existantes, le solaire et l’éolien sont les seules alternatives qui procureraient à l’Amérique une énergie abondante et indépendante avec le minimum d’effets indésirables sur l’environnement et la santé humaine. » 

Suivant le scientifique, la pollution des eaux entrainée par l’extraction des shale gas devrait à elle seule faire comprendre aux Etats-Unis et aux autres pays que cette alternative n’est pas la bonne. Pour Botkin, seuls les défenseurs des gaz non conventionnels pensent que les effets de son extraction sur l'environnement sont mineurs. Contrairement aux personnes les plus aptes à juger, celles responsables des réserves d’eau. De plus il insiste sur le fait que « la plupart des réserves de gaz non conventionnels sont enfouies si profondément que personne n’est sur de pouvoir les extraire ». 

Nouvel adversaire de poids pour les shale gas et partisan des énergies renouvelables, Botkin est persuadé que nous pouvons garder notre style de vie énergivore sans mettre l’environnement et notre santé en danger, si « nous avons l’inventivité, la volonté politique et des gouvernements assez indépendants pour que cela arrive ».

Daniel B. Botkin en quelques lignes:

Professeur émérite de biologie à l'université de Santa Barbara en Californie depuis 1999, Daniel B. Botkin est également le président du Center for the Study of Environment. Réputé pour ses modèles prévisionnels des conséquences du réchauffement global, il est aussi diplomé en littérature et a été journaliste pendant plusieurs années. Le professeur Botkin est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont Discordant Harmonies: A New Ecology for the 21st Century.

Site web de Daniel B. Botkin

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