Le vrai bio n'est pas nécessairement plus cher

dimanche 03 mai 2015 Écrit par  Yves Heuillard
Le vrai bio n'est pas nécessairement plus cher Photo CC Dana McMahan

L'association des Paniers Marseillais a réalisé une étude pour comparer le prix des fruits et légumes contenus dans leurs paniers avec celui pratiqué par d'autres réseaux de distribution.

Le Panier marseillais est un réseau de distribution de paniers de légumes et de fruits issus de l'agriculture biologiques vendus en circuits courts solidaires sans intermédiaire. L'enquête, menée sur un an, compare les prix pratiqués par ce type de distribution à ceux pratiqués - pour le même volume et les même types de produits - par un supermarché bio, par un grand distributeur de produits issus de l'agriculture biologique et par un hypermarché vendant des produits issus de l'agriculture conventionnelle.

Résultat : les prix les moins chers sont ceux du panier de circuit court solidaire sans intermédiaire. Deux fois moins cher que dans le magasin spécialisé dans la bio ; 1,3 fois moins cher que dans l'hypermarché (légumes conventionnels) ou qu'auprès du grand distributeur vendant des produits bio. Le bénéficiaire du panier marseillais réalise 217 euros d'économie sur l'année par rapport à des fruits et légumes non bio achetés en hypermarché.

Le résultat n'est pas étonnant, dans la mesure où le circuit court évite les intermédiaires, les transports, la conservation, la quasi-totalité de la publicité, et même le point de vente. Et si nous titrons 'le vrai bio n'est pas plus cher", c'est que le circuit court permet l'établissement d'une relation de confiance et de respect mutuel entre consommateurs et producteurs. De notre point de vue, seule cette relation de proximité permet de s'assurer d'une véritable production bio. Les meilleurs enseignes bio l'ont compris en organisant autant que faire se peut la rencontre entre leurs clients et leurs fournisseurs et en favorisant les producteurs locaux.

Notez que l'étude de prix en question ne prend pas en compte le coût des dommages environnementaux et sanitaires causés par l'agriculture industrielle conventionnelle : destructions des sols, pollution des nappes phréatiques, disparition des insectes pollinisateurs, maladies liées à une mauvaise alimentation, rupture du lien social entre agriculteurs et consommateurs, désertifications des campagnes qui augmente le recours à l'automobile individuelle, etc...

En savoir plus sur le site des Paniers marseillais.

Cette étude a été portée à notre connaissance par Michèle Rivasi, députée européenne.

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