Capture et stockage du CO2, Greenpeace dénonce une escroquerie

vendredi 29 mai 2015 Écrit par  Yves Heuillard
Capture et stockage du CO2, Greenpeace dénonce une escroquerie Photo CC Martin Fisch

Un rapport de Greenpeace montre que la capture du carbone (CSC) est beaucoup plus chère que l'utilisation des énergies renouvelables pour contrer le réchauffement climatique. Pire elle est un moyen déguisé de pomper encore plus de pétrole dans le sous-sol avec l'aide de l'argent public.

La capture du gaz carbonique généré par les centrales électriques au charbon est souvent présentée comme l'un des outils à la disposition de l'humanité pour résoudre le problème du réchauffement climatique. Un rapport de Greenpeace titré "Carbon Capture Scam (CCS): How a False Climate Solution Bolsters Big Oil", en français "L'escroquerie de la capture du carbone (CSC) : comment une fausse solution profite aux grandes compagnies pétrolières" montre qu'il s'agit d'une fausse solution.

Selon les calculs de Greenpeace, la technologie de capture et de stockage du carbone est bien plus onéreuse que le solaire ou l'éolien pour produire de l'électricité faiblement carbonnée. Le rapport dénonce le véritable objectif de la CSC : produire plus de pétrole en injectant le CO2 dans les puits de pétrole anciens afin - par augmentation de la pression - d'en continuer l'exploitation. Et de confimer qu'avec le pétrole, remonte aussi le gaz carbonique supposé être séquestré.

Nos lecteurs connaissent bien la problématique de la capture et du stockage du carbone (nos articles ci-contre). Nous avons en particulier montré, par un simple calcul à la portée d'un élève de troisième, la folie de cette entreprise.

Le plus étonnant est que malgré les évidences, des grands organismes internationaux comme l'Agence internationale de l'énergie continuent de présenter la CSC comme un des moyens capables de sauver le monde. Nous pouvions croire à un aveuglement, Greenpeace penche pour l'escroquerie.