La consommation et la production d’électricité en France métropolitaine en 2015

mardi 05 janvier 2016 Écrit par  rédaction
Centrale thermique de Gardanne Centrale thermique de Gardanne Photo CC BY-NC-ND 2.0 Marcovdz

Bernard Chabot, analyste expert du secteur l'énergie, publie une étude complète de la production d'électricité en France métroplitaine pour l'année 2015. C'est un document exceptionnel de 57 pages de chiffres et de graphiques avec un rappel historique de la consommation et de la production électrique en France.

Bernard Chabot analyse les consommations et les productions d'électricité en France métropolitaine (donc hors DOM) en 2015 à partir des données provisoires publiées par RTE (Réseau de transport d'électricité) et disponibles au 1/1/2016.

Les données définitives de l'année 2015 seront publiées par RTE courant 2016, les résultats d'analyse de ce document pourront donc faire l'objet de modifications.

À partir des données brutes de RTE, l'analyse porte sur les historiques de production, de consommation et d'échanges à partir de la France, sur les courbes classées (monotones) correspondantes et sur les résultats de calcul de taux de pénétration et les facteurs de charge mensuels et annuels. Ci-dessous, après le graphique, les principales conclusions et l'étude complète à télécharger.

graphique du mix electrique france 2015

Chiffres clés et principales conclusions

Les consommations d'électricité sont tendanciellement à la baisse depuis 2010. La production totale d'électricité a plafonné dès 2005, avant la crise économique de 2008.

Les productions mensuelles sur 2013-2015 ont toujours été supérieures à la consommation (de 15 % en 2015), la production nucléaire couvrant totalement cette dernière certains mois d'été. En 2015, la production mensuelle nucléaire a été supérieure ou égale à la demande résiduelle après production [Eolien + PV] sur 4 mois, et en cumul annuel pendant 35 % des heures.

L'étude complète à télécharger

Bernard Chabot, économiste de l'énergie, expert en énergies renouvelablesBernard Chabot est ingénieur Arts et Métiers et économiste de l'énergie, consultant, formateur en énergies renouvelables et efficacité énergétique.

Son étude complète "La production et la consommation d'électricité en France métropolitaine en 2015" est disponible en pdf.  Ses 57 pages de tableaux et graphiques sont fournies à titre gracieux. Ni l’auteur ni RTE (source des données) ne peuvent être tenus pour responsables des conséquences de décisions découlant de son utilisation.

L'exportation a eu lieu sur plus de 99 % du temps en 2015. Le solde net moyen a été de 7,44 GW et le maximum à atteint 16,25 GW. Le solde net annuel a été de 65 TWh.

La part totale d'électricité ER (y compris hydraulique) est tendanciellement à la baisse sur 2013-2015 et avec 94,7 TWh en 2015 elle a été de 17,4 % de la production et de 19,9 % de la consommation (ou 18,8 % de la consommation sans le turbinage en STEPs).

La production éolienne en 2015 a été de 20,8 TWh (4,4 % de la consommation), en croissance de + 3,82 TWh et + 22 % par rapport à celle de 17 TWh en 2014.

La production PV en 2015 a été de 7,4 TWh (1,6 % de la consommation), en croissance de + 1,49 TWh et + 25 % par rapport à celle de 5,9 TWh en 2014.

Les productions éoliennes et PV en France se complètent parfaitement suivant les saisons avec plus d'éolien installé que de PV (respectivement 10,1 et 6,1 GW en fin octobre 2015).

L'atteinte de l'objectif du Plan National d'Action en faveur des Énergies Renouvelables (PNAER), 27 % d'électricité renouvelable en 2020, nécessite une forte accélération des puissances électriques renouvelables installées (notamment en éolien à terre et en solaire PV) et de leur productivité (notamment via des tarifs d'achat incitant fortement à l'utilisation des nouveaux modèles d'éoliennes de la « révolution Eolienne Silencieuse » à hauts facteurs de charge y compris sur les sites peu ventés).

La tendance à la baisse de la consommation, le très haut niveau actuel des exportations et le développement des énergies renouvelables requis dans le cadre de la directive européenne pour les énergies renouvelables et du PNAER justifient la réalisation effective de l'objectif de la loi de transition énergétique de limiter à 50 % la contribution future du nucléaire (88 % de la consommation en 2015).

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