Sixt et BMW réinventent la location de voitures

samedi 02 juin 2012 Écrit par  Yves Heuillard

Imaginez qu'au lieu de vous rendre chez un loueur automobile vous puissiez prendre une voiture au coin de la rue, l'utiliser comme bon vous semble et simplement la "rendre" à votre point d'arrivée quand vous n'en avez plus besoin. C'est l'idée qui sous-tend le concept DriveNow développé par Sixt et BMW.

DriveNow est un système de location automobile qui s'apparente à l'autopartage. Il est à l'essai en Allemagne depuis le printemps 2011 dans les villes de Munich, Berlin et Düsseldorf. Aujourd'hui 950 véhicules, des BMW Série 1 et Mini Cooper, Clubman ou Cabrio, sont partagés de cette manière (500 à Berlin, 300 à Munich et 150 à Düsseldorf). L'objectif est d'ouvrir le service dans trois nouvelles villes par an (en Allemagne et dans le monde) pour un million d'utilisateurs en 2020. DriveNow devrait être testé en France à Paris mais aucune date n'a été communiquée à ce jour.

les automobiles à la location via DriveNow

En pratique, tout est fait pour être agréable à l'usager. Il suffit de s'abonner au service (29 euros de frais administratifs) puis la location d'une voiture est facturée 29 cts d'euros par minute quand elle roule, et 10 centimes d'euros quand elle est garée (prix actuels en Allemagne). Tout est compris, l'assurance, le nettoyage, le carburant, vous n'avez plus aucune contrainte. Le service est adapté aux besoins répétés de courte durée et ne remplace pas la location à la journée.

Comment ça marche

En Allemagne les permis de conduire incluent une puce électronique qui facilite les choses. Grâce à cette puce, une fois l'abonnement souscrit dans une agence Sixt, vous pouvez ouvrir la voiture, la faire démarrer, la conduire, la garer et, quand vous le souhaitez, déclarer que vous n'en avez plus besoin. Pour le moment, du fait d'un parc de véhicules en développement, et pour des raisons d'efficacité évidentes, les zones géographiques concernées sont forcément limitées. Malgré tout à Munich l'usager peut déjà prendre et restituer sa voiture dans une zone qui couvre 65 km2 autour du centre (ici le détail de la zone couverte).

En temps réel la localisation des voitures disponiblesLes abonnés peuvent localiser une voiture via le site Internet de DriveNow (photo ci-contre), ou via une application sur leur smartphone, ou encore par téléphone via le service client. Il faut souligner la qualité ergonomique remarquable de l'application. Mais rien n'empêche, ayant aperçu une voiture disponible au coin de la rue, d'en profiter pour faire une course à l'autre bout de la ville.

Pour restituer la voiture, DriveNow définit des zones autorisées, généralement les zones de stationnement public non exclusivement réservées aux résidents, auxquels s'ajoutent des parkings commerciaux. Les frais de stationnement ou de parking dans la zone de couverture sont inclus dans le tarif DriveNow.

1 minute 30 pour tout comprendre

La vidéo ci-dessous (en anglais) explique clairement les principes de de DriveNow et ses modalités pratiques [video:http://www.youtube.com/watch?v=2mt19JukTrk 250x180]

Chaque voiture est équipée d'un permis de stationnement affiché sur le pare-brise. Ces permis permettent de se garer sur n'importe quel espace de stationnement public. Sont exclues toutes les places dont la durée de stationnement est limitée, celles réservées aux résidents aux taxis ou aux handicapés, et bien sûr les zones de stationnement interdit.

La chaîne de valeur remise à plat

DriveNow est une belle illustration des potentiels de changement de nos modes de vie quand on veut bien remettre à plat, une offre de service, un produit, ou une organisation avec le seul objectif d'une meilleure réponse à la demande et d'une meilleure efficacité collective.

Le système est intelligent à plus d'un titre. D'abord parce que les technologies de l'information sont au coeur du système pour créer de nouvelles offres de mobilités automobiles ultra simplifiées, confortables et personnalisées.

Le modèle d'affaire de DriveNow est lui même intelligent car il est "gagnant-gagnant". Il repose, à terme, sur la suppression du coût de propriété de la voiture, dont l'investissement initial représente une large part, alors qu'il reste improductif la majorité du temps (l'automobile individuelle est le plus souvent immobilisée dans un garage, ou sur la voie publique).

Publi-reportage

Cet article est un publi-reportage réalisé selon les règles déontologiques très strictes que s'est fixées la rédaction de ddmagazine. Un publi-reportage est un article qui a fait l'objet d'une commande.

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Intelligente encore l'association même de Sixt et de BMW. Sixt apporte son réseau mondial de points de vente, son savoir-faire en matière de location automobile, la puissance de son réseau informatique ; BMW apporte les automobiles et les technologies liées à l'automobile ; l'excellence des deux entreprises, de leurs images de marque, donne à l'autopartage un nouveau statut, celui d'un service haut de gamme, sophistiqué, sûr, et tout bien pesé, économique.

Du point de vue de la stratégie des entreprises, DriveNow est un exemple. Pour Sixt, elle permet d'augmenter l'activité en répondant à de nouvelles demandes de mobilité, sans augmenter le nombre des agences. L'extension de son système informatique jusque dans la voiture, permet par ailleurs d'imaginer une multitude de services complémentaires. Pour BMW, c'est le premier pas d'une mutation d'une offre de constructeur d'automobiles vers une offre globale de mobilité, en jouant un coup d'avance sur l'échiquier économique mondial.

Alors est-ce DD ?

Reste le côté social et environnemental de la chose. Nul doute que la transformation d'un bien individuel en bien commun va dans le bon sens, avec ses économies de capital et d'espaces publics ou privés, et une meilleure efficacité de gestion de la ressource. S'ajoute que la matérialisation du coût total réel du déplacement automobile dans l'offre de prix de l'auto partagée ne peut qu'inciter, côté client, à un usage à bon escient, et côté offreur à une volonté de réduction des consommations des automobiles.

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