Un Airbus équipé de piles à combustible

lundi 02 juin 2008 Écrit par  Yves Heuillard

Airbus et German Aerospace Center (DLR) viennent de présenter, au salon aéronautique ILA2008 à Berlin, le premier avion de ligne équipé de piles à combustible.

Bien évidemment, il ne s'agit pas de propulser l'avion, mais de remplacer la petite turbine de secours (appelée RAM air turbine) destinée à fournir l'énergie nécessaire aux équipements hydrauliques et électriques de l'avion en cas de défaillance moteur en plein vol. La pile à combustible, un équipement de Michelin, produit de l'électricité à partir d'hydrogène et d'oxygène, sans dégagement de CO2, et sans bruit.

L'objectif suivant sera de remplacer le générateur auxiliaire (nommé APU, pour Auxiliary Power Unit) qui fournit l'énergie lorsque l'avion est au sol. Ces développements technologiques s'inscrivent dans un plan très ambitieux de réduction de 50% des émissions de CO2 et du bruit générés par les avions de ligne, d'ici 2020. Sur la photo ci-dessus, l'avion est un airbus A320 expérimental destiné uniquement à la recherche.

Airbus a également fournit des explications concernant le programme Pamela, destiné à fabriquer des avions qui serait recyclable à 85 % et à réduire des 2/3 les déchets produits par le traitement des avions en fin de vie. La première usine construite selon les principes de Pamela doit ouvrir cette année en France.

Toujours au salon ILA 2008, Ross Walker, le responsable du développement des moteurs chez Airbus, indique que 25 % des carburants des avions proviendront d'autres sources que le pétrole. Airbus est particulièrement intéressé, par les agrocarburants de deuxième génération, dont ceux produits à partir d'algues. Parallèlement, mais ceci n'est probablement pas une coïncidence, le Directeur des stratégies environnementales de Boeing, vient d'accepter la position de directeur du comité de pilotage de ABO (Algal Biomass Organization) une nouvelle organisation commerciale destinée à promouvoir l'usage des algues pour la fabrication de carburants. Mais à court terme, c'est vers la transformation du charbon ou du gaz en carburant liquide qui intéresse l'industrie aéronautique.

L'aéronautique est certainement le secteur le plus difficile à accorder au principes du DD et il faut reconnaître les efforts des industriels. Pour nous, en tant qu'individus, particuliers ou professionnels, il est sûrement possible de réduire nos voyages en avion, en voyagent de façon plus intelligente (voir ici notre article sur le tourisme durable ) et en développant une culture de téléconférence dans les entreprises.

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